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Le GASP signe d’arrêt cardiaque

vendredi 6 février 2026
essoufflement gasp

Qu’est ce que le GASP ?

Le gasp est une suite de mouvements respiratoires agoniques traduisant une souffrance cérébrale hypoxique (manque d’oxygène). Ils sont inefficaces, lents, bruyants et anarchiques.

Le gasp n’est pas rare et serait présent dans 40 % des cas d’arrêts cardio-respiratoires. Ample, il peut faire penser à tort à une respiration normale. Ces mouvements peuvent intervenir dans les premières minutes qui suivent l’arrêt cardiaque. Le gasp doit être considéré comme une absence de respiration. Une réanimation cardio-pulmonaire (insufflations et massage cardiaque) doit être commencée immédiatement si un gasp est reconnu, ainsi qu’en cas de doute.

Comment reconnaitre le GASP ?

L’enseignement de la détection des gasps est difficile. Les formateurs aux premiers secours ne sont pas familiarisés avec ce que sont des gasps car il est probable que bon nombre d’entre eux n’en ait jamais vus. Dans l’enseignement des premiers secours au grand public, l’utilisation d’une vidéo descrip- tive analogue à celle que nous vous proposons

Pourquoi la formation SST est directement concernée par le GASP ?

En entreprise, l’arrêt cardiaque ne prévient pas. Il peut survenir sur un chantier, dans un bureau, dans un entrepôt, lors d’un effort ou parfois sans signe avant-coureur. Et dans ce contexte, le GASP est justement l’un des éléments les plus trompeurs : il donne l’impression que la victime respire, ce qui peut retarder l’alerte, retarder le massage cardiaque… et faire perdre les minutes les plus décisives.

C’est pour cette raison que la formation SST (Sauveteur Secouriste du Travail) est particulièrement pertinente. Le SST n’est pas là pour « poser un diagnostic médical », mais pour identifier une situation d’urgence vitale et appliquer une conduite à tenir simple et efficace. Or, face à une respiration anormale ou à des gasps, la logique est claire, considérer l’absence de respiration, alerter immédiatement, faire demander ou apporter un DAE, et démarrer sans délai une réanimation cardio-pulmonaire.

La réalité, c’est que sans entraînement, la plupart des témoins hésitent. Ils observent, ils attendent, ils se demandent si la personne « va reprendre », s’il faut la mettre en PLS, s’il vaut mieux ne pas toucher… À l’inverse, un salarié formé SST apprend à reconnaître ces signes atypiques, à se protéger, à protéger la victime, à organiser les secours, et surtout à agir tout de suite, même en cas de doute.

C’est exactement ce que vise le SST : rendre l’intervention possible, concrète, et adaptée au milieu de travail, là où les premières minutes reposent presque toujours sur les collègues présents.